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 }* Quand le soleil enfile son pyjama. [ft. Archibald]

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Viridiana S. Kowski
Le Lapin Blanc.
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Messages : 24
Date d'inscription : 19/11/2009

MessageSujet: }* Quand le soleil enfile son pyjama. [ft. Archibald]   Mer 25 Nov - 1:44

Quand le soleil enfile son Pyjama.







Le Chat du Chestshire & Le Lapin Blanc.


    Viridiana n'avait cessé de courir toute la journée à travers le pays. Ou les bois. Ou le Terrier. Enfin un peu partout. Elle était presque encore portée automatiquement par ses jambes qui voulaient aller plus vite que son esprit. D'ailleurs cela lui donne une drôle de démarche. Ses pas sont grands et rapides, alors que son visage semble presque grimacer de ne pas pouvoir contrôler ce corps qui ne veut plus lui obéir. L'air est plutôt frais, puisque la brise marine vient s'échouer, en même temps que les vagues, sur la plage. Par ci et par là s'envolent des grains de sables qui trouvent un coin fort agréable où se coincer ... La chevelure longue et ondulée de la polonaise. Et brune. La polonaise comme la chevelure. Où va-t-elle comme ça ? Elle n'en a presque aucune idée . Oh, le presque est superflu, puisqu'elle n'en a véritablement aucune idée. Elle n'arrive tout simplement pas à arrêter sa course. Elle pourrait tout aussi bien rentrer dans son terrier chaud et douillet, mais quelque chose lui dit qu'elle ferait tout aussi bien de continuer de marcher. Peut-être des rencontres impromptues lui feront lever la tête ?
    Du moins pour le moment, elle est seule. Sinon accompagnée du bruit majestueux que font les vagues lorsqu'elles éclatent contre le rivage. Elle passe nerveusement sa main dans ses cheveux, qui volent autour de son visage pâlichon, en pagaille, essayant de les ramener à la raison, et plus particulièrement, derrière les oreilles. Aujourd'hui, c'est bien simple, rien ne va comme elle le voudrait. Comme d'habitude, il a été facile pour certains de la faire tourner en bourrique, l'envoyant comme messagère un peu partout. Il était peut-être temps qu'elle fasse ne serait-ce qu'une petite pause.

    Elle sait qui elle devrait passer voir pour se calmer. Sa propre pompe à essence, sauf qu'il s'agit d'une énergie renouvelable. Une petite huître. Celle-ci lui occuperait l'esprit et réussirait à arrêter sa marche folle vers ce but encore inconnu.
    Puis un éclair de lucidité traversa son esprit un peu tordu. Il fallait qu'elle se change ! Absolument ! Imaginons qu'elle croise la Reine de Coeur, ce qui pouvait être totalement probable, elle ne pouvait pas la rencontrer attifée de cette manière. Pourquoi cela est-il gênant ? Il suffit de la regarder. Son jean tout simple, troué au genou par une magnifique chute - Patatras - sur sa jambe. En y repensant, il fallait à l'avenir qu'elle regarde un peu plus ses pieds. Elle avait une fâcheuse tendance à oublier qu'elle était d'une maladresse infinie. Le pull noir qu'elle a sur les épaules est bien trop grand pour elle, il tombe à mi-cuisses et cache très bien ses formes. Si tenté qu'il y ait des formes. Elle est bien un des êtres les plus prudes et les plus mal fichus du coin. Du moins c'est ce qu'elle pense. Il n'y a qu'à voir la Reine, ou les fleurs, ou même la petite huître. Oh après tout ... Elle s'en moque. Elle ne cherche pas à plaire, non?
    Pourquoi fait-elle donc alors honneur à tous les caprices de chacun ? Pour ne pas déplaire. Et elle se persuade que tout cela est bien différent.

    Après toutes ces pensées, elle ne peut toujours pas s'arrêter. Oh elle aperçoit plus loin de jolies maisons qui dessinent une jolie banlieue pavillonnaire. Ce serait bien tentant, mais elle veut profiter du soleil couchant. Son regard échoue sur l'étendue d'eau salée qui s'étale à ses pieds. Evidemment, tout en continuant de marcher et en pensant, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle avait à présent les deux pieds dans l'eau. Le Lapin doit supporter cette malédiction. Cette obsession de l'heure, de la vitesse, des attentes des autres ... cela lui fait oublier de faire attention à ses pas. Maintenant, elle a les pieds dans l'eau, sans pour autant s'arrêter de marcher. Ses chaussures de toiles sont trempées, et ses doigts de pieds naviguent. Elle va attraper un rhume avec la chance qu'elle a. Elle se dirige tout droit vers les petites maisons plus loin. Avec la ferme intention d'essayer de s'arrêter.
    Mais ça lui revient ! Oui !! Quelqu'un lui a demandé un service là-bas. Dans une rue perpendiculaire à la sienne. Voilà pourquoi elle s'empresse d'y arriver ! Finalement elle réussit à détourner son regard quelques secondes de son but pour observer le coucher de soleil. Sans ralentir le pas.

    C'est ... beau. C'est calme et délicat. C'est un spectacle plutôt fréquent, mais éblouissant à chaque instant. Attractif, curieux, Rougeoyant. Les derniers rayons de soleil se reflètent sur l'eau mouvante. Il n'y a personne d'autres, n'est-ce pas ? Peut-être bien, mais Viridiana ne l'aperçoit pas. Pas tout de suite en tout cas. Elle est trop concentrée à observer le spectacle, à lutter contre ses pas qui l'amènent à une tâche ardue et à essayer de s'arrêter.

      Un miracle s'il vous plaît ! Un miracle !


    Le pire dans tout cela ? C'est qu'un miracle va sans doute arriver d'ici peu. Mais au regard du Lapin, il ne s'agira absolument pas d'un miracle, non. Au contraire ... Si elle savait ce qui l'attend, elle fuirait au plus vite, n'est-ce pas ?
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Archibald L. Hatwood
Le Chat de Cheshire.
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Messages : 33
Date d'inscription : 18/11/2009
Localisation : Ah ça. Le savons nous ?

MessageSujet: Re: }* Quand le soleil enfile son pyjama. [ft. Archibald]   Dim 20 Déc - 3:30

[ Je suis vraiment, vraiment désolée pour le temps de réponse. Grosse perte de motivation du jour au lendemain. ]

    Le chapeau était bien haut. Trop haut, d'ailleurs, pour que les doigts aux engrenages un peu rouillés du Chat ne puissent l'atteindre. Décidément, comment diable avait-il réussi à le poser là il y a quelques jours ? S'était-il ankylosé ces dernières heures, à trop reposer son sourire et ses malices, haut perché sur une branche ? Incontestablement non. En tant que souple félin, il avait une renommée à asticoter, et Archibald était rangé du côté des Maniaques. Frappant le pourtour de l'étagère du dessous avec contrariété, il faufila finalement sa main dans sa poche. Tant pis, il se contenterait de ce manteau aux ourlées éraillés.
    Au dehors, c'est le jour qui s'endort. Les premières ombres d'une nuit vaporeuse et triste, coup de théâtre ! La fourbe avalait la lumière, soufflait les lanternes et quoi ? Était-ce un alibi, un argument, un odieux subterfuge pour se croire permis de fermer les yeux et ranger son cerveau dans la gorge du sommeil ? Oh Dieu du Ciel non ! Mais c'était facile pour le Prince de prendre des décisions à la place le Petit Peuple. Archibald voyait dans sa condition de nyctalope accompli, et considérait allègrement que le reste de Wonderland était partiellement aveugle. Ou de manière sporadique. Mais entendons nous bien, ces gens là ne voient pas la nuit, amputés d'une moitié de vision.

    Son activité les jours précédents avait freiné, ne lui déplaise. Il dormait peu lorsque le temps était son auxiliaire, l'accompagnant dans ses folies hasardeuses. Mais lorsque trop était devenu trop, il était de mise que le Chat récupère ses heures de sommeil réparateur, dont il ne négligeait aucune d'entre elles. Il marchait. Ni trop rapidement, ni trop lentement. A son rythme cadencé, peut-être. Les sous bois choisissaient de s'assoupir bien avant l'heure. Et si, il le savait, le crépuscule léchait le pays de sa langue rouge, les arbres étaient un parapluie pour Archibald, qui en ronronnait de plaisir. Il n'avait pas besoin d'emprunter le chemin, qui n'existait de toute façon plus à cette heure, assurément gommé puis dessiné par le petit malin qui se prenait pour une brosse. La forêt était sa poche, et il avait mit son nez dans chaque recoin, touché à chaque épines de chacun des arbustes, grimpé dans toutes les branches qui souhaitaient bien l'accueillir.

    Cher, cher Monsieur de la Nuit ! Que vous êtes joli, que vous me semblez beau ! De votre sourire en croissant de lune naissent des crocs polies aux élocutions méchamment acérées. Mais quelle félicité de vous avoir rencontré. Souplement, Archibald évita la branche qui, à ne pas en douter, ressemblait à un majeur élégamment relevé. Encore quelques tours, encore quelques manèges, et il sentirait le vent marin, poisseux et odorant, agresser sa truffe frémissante. Mais n'y avait-il pas cette ravissante banlieue de ce côté ci ? Y trainerait-il toute la nuit ? Aucune importance. Après un claquement de langue, le minet entama un air alambiqué, sans queue ni tête, entrecoupé d'un rire dont il n'était pas sûr de l'origine. Comme lui.
    Mais la mer avait son petit lot de positif. Il y avait le Dodo. Ou plus précisément, Lukas. Ah oui. Lukas. Enfin ! Relent salé, oxygène iodée. Océan, mer, marée, marre, lac, peut importait.

    Avec précaution, Archibald laissait ses classes godillots s'enfoncer dans le sable, l'air grimaçant, oui, boudeur aussi. Mais son agacement était superflu. En face, courant, cavalant, galopant, le Chat reconnu la superbe crinière d'un certain Lapin. Littéralement, il bondit en sa direction. Courrez, jambes, courrez.

    «Il faut bien courir après quelque chose...»

    Minauda t'il en barrant le chemin de Viridiana. Mais en cet instant, il ne se sentait pas très bien. Non, il avait l'estomac retourné, le coeur à l'envers, les tripes emmêlées. Et ça l'faisait sourire.

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Viridiana S. Kowski
Le Lapin Blanc.
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Date d'inscription : 19/11/2009

MessageSujet: Re: }* Quand le soleil enfile son pyjama. [ft. Archibald]   Lun 21 Déc - 2:45

    Pauvre Petit Lapin. Il ne savait pas encore ce qui l'attendait au détour d'une vague. Non, pour l'instant Viridiana profitait de la vue d'ensemble de cette carte postale idyllique. Une bulle d'ennui se créait tout autour d'elle. Cependant, ses jambes suivaient un rythme effreiné. Comme si une musique résonnait à ses tympans, militaire, ardue, sourde mais cadencée. Elle aurait bien laissé ses pieds effectuer quelques ronds de jambe. Quelques arabesques, mais non, ils semblaient connaître le but de cette course qui lui était alors inconnu. Elle avait prié pour un miracle, non ? Il semblait que le doux miracle qu'elle attendait la planta sur place sous la forme d'un chat qui savait apparaître de manière inattendue, subterfuge étrange. Les apparitions soudaines d'Archibald la laissaient le plus souvent sans voix, prise par une panique glauque et étrangement déplaisante. Non, elle se devait de rester insensible aux regards de ce chat bien trop calculateur.

    «Il faut bien courir après quelque chose...»

    Elle avait eu peur, d'ailleurs elle sursauta et son arrière-train rejoignit instantanément le sable. Ne dit-on pas que les Lapins sont bien les animaux les plus craintifs de la création ? Elle vérifiait cette hypothèse malgré elle. Alors qu'elle s'appuyait sur ses mains pour maladroitement se relever, son regard noisette, mais noir de colère se posa sur le Chat. Chat agile, Chat bondissant, Chat manipulateur et Chat causant. Elle arqua son sourcil gauche. Et grogna en se relevant maladroitement, manquant de s'affaler à deux reprises. Comme à son habitude, elle avait le chic d'être terriblement maladroite en compagnie des autres membres de ce royaume. Et d'ainsi se couvrir de ridicule. D'ailleurs le chat avait pour habitude de se moquer de ses manières chétives et étranges.
    Viridiana finit par enfin se retrouver debout, posant ses mains sur ses hanches. Oh, elle en avait assez de ce chat qui ne cessait de se moquer d'elle. Sourcils froncés, elle se pencha en avant, tendant un index accusateur vers Archibald.

    "Oh vous !"

    Oui, elle ne pouvait se résoudre à employer le singulier. Pourquoi donc ? Elle seule le savait sans doute. Mais il était facile à deviner qu'elle ne se sentait jamais assez à l'aise pour se risquer à une telle liberté.
    A cet instant, elle était en colère, c'était pourquoi ses joues s'empourpraient peu à peu. Alors que son index s'agitait sous le museau du Chat.

    "Vous pouvez bien vous moquer ! Mais je vous interdis de bondir de cette manière devant moi ! J'en ai assez !"

    C'est vrai après tout ! Elle commençait enfin à s'énerver et se rebeller contre l'emprise de ce chat qui l'avait longtemps fait tourner chèvre. Elle ne lui pardonnait pas toutes ces fois où il l'avait conduite dans des situations fort gênantes ou inconfortables. Elle ne les oubliait pas ! Et depuis peu elle ne répondait plus aux jeux moqueurs de ce dernier. Ah, si elle pouvait voir dans l'âme de ce dernier, elle pourrait sans doute plus profiter encore de sa position.
    Mais jamais elle ne pouvait se douter de ce qui se tramait dans l'esprit, qu'elle considérait tordu comme une anguille, d'Archibald Hatwood. Viridiana s'était cependant arrêtée. Et c'est bien là ce qu'elle désirait depuis quelques minutes. Son regard furieux s'arrêta sur le soleil couchant et Hop ! Ses talons tournèrent et elle s'éloigna rapidement du chat pour aller s'approcher de la grand étendue salée. Voilà. Elle ne lui adressait pas un regard de plus, cela serait gâcher le précieux temps qu'elle s'accordait. Grâce à lui, bien entendu. Et bien sûr ... elle se doutait qu'il ne s'arrêterait pas là de l'embêter. N'était-ce pas là une de ses activités favorites ?

    Bref, Le Lapin Blanc, à la peau laiteuse et diaphane, passa sa main rapidement dans ses cheveux pour les recoiffer en vain. Non, elle n'y arriverai jamais à rendre docile cette tignasse trop réfractaire à tout ordre. Et puis ses bras se croisèrent sur sa poitrine, calmement. Elle commençait à respirer. Elle essayait d'ignorer tant bien que mal la présence du Chat. Qu'allait-il faire ensuite ? Resterait-il là à la tourmenter comme il aimait le faire ? Ou encore à essayer de l'envoyer par monts et par vaux ? Ou bien la laisser tranquille ? Il y avait beaucoup de solutions au problème. Rien cependant ne correspondait à la véritable envie de Viridiana.
    Quelle était-elle ? Elle-même l'ignorait. Mais non, elle se refusait à regarder par-dessus son épaule pour observer ce que faisait Archibald. Elle ne se laisserait pas aller à la curiosité. Et elle ne le remerciait même pas pour l'avoir arrêtée dans sa course. Non. L'ignorer, c'est ce qu'elle se devait de faire, n'est-ce pas ?
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